Carnet de vacances

St Laurent du maroni

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Durée du voyage : Deux semaine
Prix du séjour : 0 euros La météo : Ensoleillé
Température : Caniculaire

Tags :

Highslide JS

saint Laurent du maroni et le maroni

Au cours de mon voyage de 15 jours en Guyane Française, fin 2002 chez des amis bretons, nous nous sommes rendus à Saint-Laurent du Maroni.
Cette ville est tout à l'ouest de la Guyane, juste à côté du Surinam dont elle est séparée par le fleuve Maroni; elle en est une des sous-préfectures; elle compte 26 000 habitants, se trouve à 260 km de la "capitale", Cayenne, et on la rejoint par une route nationale parfois un peu cahotique (surtout quand on arrive à un pont couvert...).
Comme pour toute la Guyane, sa population est très cosmopolite, on y rencontre des Créoles, des Amérindiens, des Chinois, des Hmongs, des "Noir-marron", des métropolitains, des Brésiliens...

Nous nous sommes rendus deux fois à Saint-Laurent du Maroni: la première fois pour visiter la ville proprement dite, la seconde pour prendre la pirogue qui monte et descend le fleuve Maroni.
Dans la ville, nous avons pu visiter le Camp de la Transportation, où séjournaient de nombreux bagnards, parfois pendant des années, ou peu de temps, attendant d'être transférés aux Iles du Salut. Grâce aux explications d'un guide, nous avons pu appréhender les conditions de vie de ces personnes. Seuls restaient là les hommes considérés comme peu dangereux, les autres étant transférés dans des pénitentiers plus durs encore. Ceux qui avaient la chance de rester à Saint-Laurent étaient généralement traités beaucoup mieux que les condamnés des autres camps. Leur travail était simple, ils pouvaient aller et venir presque librement dans l'enceinte du bagne et ils avaient droit à une meilleure nourriture.


Nous avons également visité le Musée de la Rhumerie (avec petite dégustation à la clé bien entendu!), la crique Tatou et des roches gravées amérindiennes datant de l'époque précolombienne.
J'ai apprécié la visite du village amérindien d'Espérance, j'en ai ramené de jolies poteries pour ma famille et mes amis, cependant il y a quelque chose de gênant à aller visiter ainsi les habitations des premiers habitants que la France a colonisés, ce ne fut pas mon moment favori...

Deux ou trois jours plus tard, mon amie et moi-même avons ensemble pris la pirogue à Saint-Laurent-du-Maroni pour descendre et remonter le fleuve Maroni, ainsi que visiter le village d'Apatou. Son mari était resté garder leur petite fille car cette ballade n'était pas appropriée pour une enfant de 2 ans !

Le fleuve Maroni est long de 520km et ses rives sont très peuplées, du moins sur les premières dizaines de kilomètres.
Dans notre pirogue embarquent une vingtaine de touristes ; le piroguier est un beau Guyanais ;-) qui ne cessera de chanter tout en maniant son embarcation de manière très habile… comme ce n'est pas la saison sèche, les eaux du fleuve sont hautes et on doit franchir des sauts… très impressionnant…Les grands virages et changements soudains de cap ne sont pas du cinéma, sous les vagues faites par notre pirogue,nous apercevons les rochers cachés à fleur d'eau… quelques frissons assurés…
On rencontre aussi sur le fleuve d'étranges embarcations qui sont des barges pour l'orpaillage.

En chemin, nous visitons un premier village « autochtone » dont le nom m'échappe hélas… puis, c'est la visite d'Apatou ;L' endroit est assez féerique (surtout de loin), pelouses rases et habitations locales, outils et bois pour la confection des pirogues, bassines et chaudrons pour les préparations culinaires. Evidemment, nous autres blancs débarquons un peu comme un cheveu sur la soupe mais les habitants locaux sont vraiment sympas et nous donner un conseil pour réparer une pirogue ou nous accorder une photo ne semble par leur poser de problème. Au contraire, les enfants se disputent le droit de figurer sur nos clichés. A Apatou, il y a de nombreuses écoles pour les enfants des villages voisins qui les rejoignent en pirogue chaque matin.
Nous déjeûnons au restaurant local : rhum (hip), délicieux ragoût de poisson, ragoût d'agouti, fruits…Non, l'agouti n'est pas cachère mais j'ai commencé à manger cachère seulement quand je suis partie en Israel 15 jours plus tard)

Sur le chemin du retour, c'est la pluie qui fait son apparition (décidément !) et c'est une pluie tropicale dense et chaude… moi ça m'a plu de vivre ça ; notre piroguier nous offre une escale imprévue au Surinam, c'est-à-dire de l'autre côté de la rive, où nous admirerons de magnifiques aras.
Une visite riche en découvertes et émotions… et c'est la France aussi !

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Ecrit Il y a 34 mois
par sheli

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1) saint Laurent du maroni et le maroni

Au cours de mon voyage de 15 jours en Guyane Française, fin 2002 chez des amis bretons, nous nous sommes rendus à Saint-Laurent du Maroni. Cette ville est tout à l'ouest de la Guyane, juste à côté du Surinam dont elle est séparée par le fleuve Maroni; elle en est une des sous-préfectures; elle compte 26 000 habitants, se trouve à 260 km de la "capitale", Cayenne, et on la rejoint par une route nationale parfois un peu cahotique (surtout quand on arrive à un pont couvert...). Comme pour toute la Guyane, sa population est très cosmopolite, on y rencontre des Créoles, des Amérindiens, des Chinois, des Hmongs, des "Noir-marron", des métropolitains, des Brésiliens... Nous nous sommes rendus deux fois à Saint-Laurent du Maroni: la première fois pour visiter la ville proprement dite, la seconde pour prendre la pirogue qui monte et descend le fleuve Maroni. Dans la ville, nous avons pu visiter le Camp de la Transportation, où séjournaient de nombreux bagnards, parfois pendant des années, ou peu de temps, attendant d'être transférés aux Iles du Salut. Grâce aux explications d'un guide, nous avons pu appréhender les conditions de vie de ces personnes. Seuls restaient là les hommes considérés comme peu dangereux, les autres étant transférés dans des pénitentiers plus durs encore. Ceux qui avaient la chance de rester à Saint-Laurent étaient généralement traités beaucoup mieux que les condamnés des autres camps. Leur travail était simple, ils pouvaient aller et venir presque librement dans l'enceinte du bagne et ils avaient droit à une meilleure nourriture. Nous avons également visité le Musée de la Rhumerie (avec petite dégustation à la clé bien entendu!), la crique Tatou et des roches gravées amérindiennes datant de l'époque précolombienne. J'ai apprécié la visite du village amérindien d'Espérance, j'en ai ramené de jolies poteries pour ma famille et mes amis, cependant il y a quelque chose de gênant à aller visiter ainsi les habitations des premiers habitants que la France a colonisés, ce ne fut pas mon moment favori... Deux ou trois jours plus tard, mon amie et moi-même avons ensemble pris la pirogue à Saint-Laurent-du-Maroni pour descendre et remonter le fleuve Maroni, ainsi que visiter le village d'Apatou. Son mari était resté garder leur petite fille car cette ballade n'était pas appropriée pour une enfant de 2 ans ! Le fleuve Maroni est long de 520km et ses rives sont très peuplées, du moins sur les premières dizaines de kilomètres. Dans notre pirogue embarquent une vingtaine de touristes ; le piroguier est un beau Guyanais ;-) qui ne cessera de chanter tout en maniant son embarcation de manière très habile… comme ce n'est pas la saison sèche, les eaux du fleuve sont hautes et on doit franchir des sauts… très impressionnant…Les grands virages et changements soudains de cap ne sont pas du cinéma, sous les vagues faites par notre pirogue,nous apercevons les rochers cachés à fleur d'eau… quelques frissons assurés… On rencontre aussi sur le fleuve d'étranges embarcations qui sont des barges pour l'orpaillage. En chemin, nous visitons un premier village « autochtone » dont le nom m'échappe hélas… puis, c'est la visite d'Apatou ;L' endroit est assez féerique (surtout de loin), pelouses rases et habitations locales, outils et bois pour la confection des pirogues, bassines et chaudrons pour les préparations culinaires. Evidemment, nous autres blancs débarquons un peu comme un cheveu sur la soupe mais les habitants locaux sont vraiment sympas et nous donner un conseil pour réparer une pirogue ou nous accorder une photo ne semble par leur poser de problème. Au contraire, les enfants se disputent le droit de figurer sur nos clichés. A Apatou, il y a de nombreuses écoles pour les enfants des villages voisins qui les rejoignent en pirogue chaque matin. Nous déjeûnons au restaurant local : rhum (hip), délicieux ragoût de poisson, ragoût d'agouti, fruits…Non, l'agouti n'est pas cachère mais j'ai commencé à manger cachère seulement quand je suis partie en Israel 15 jours plus tard) Sur le chemin du retour, c'est la pluie qui fait son apparition (décidément !) et c'est une pluie tropicale dense et chaude… moi ça m'a plu de vivre ça ; notre piroguier nous offre une escale imprévue au Surinam, c'est-à-dire de l'autre côté de la rive, où nous admirerons de magnifiques aras. Une visite riche en découvertes et émotions… et c'est la France aussi ! ...


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